
Incursion forcée dans l'actualité française.
L'amendement Mariani sur les tests ADN rappelle les tristes heures de l'histoire européenne. Il suscite des remous jusque dans la majorité, où les derniers gaullistes s'y opposent avec véhémence. Il ouvre la porte à des dérives dangereuses.
Surtout, il n'est qu'une autre façon de culpabiliser ceux dont la France a et a toujours eu besoin ; et d'instrumentaliser par la-même un débat qui devrait s'élever au-dessus des polémiques.
Tout le monde le sait : la seule solution à la maîtrise de l'immigration réside dans le co-développement ; car l'exil ne se fait jamais dans la joie ; nous avons trop tendance à l'oublier.
C'est sur cette voie que le gouvernement serait bien inspiré de respecter les engagements internationaux de la France, réaffirmés à juste titre par Jacques Chirac lors de son mandat.
L'ouverture de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration se veut ouvrir un débat hors des passions. Mais rappelle que l'immigration ne pose problème à la France que quand celle-ci va mal. Au chômage, aux difficultés économiques, il est facile de trouver des boucs-émissaires ; les italiens l'ont vécu dans les années 30 comme les maghrébins le ressentent aujourd'hui.
Il est plus facile de pointer du doigt plutôt que d'acter de l'échec d'une politique économique.
Jacques Chirac fut très inspiré d'initier cette CNHI. Après le musée du quai Branly, il montre le fort ancrage républicain d'un homme qui a toujours prôné le dialogue des cultures.
Espérons que les Français sauront se saisir de ce nouvel outil pour faire l'apprentissage de l'immigration qui n'est autre que l'apprentissage de leur propre histoire. Et ainsi, favoriser l'émergence d'un nouveau vivre-ensemble.
Ou tout simplement la résurgence du vivre-ensemble.
NOTA : pour ceux qui ne peuvent s'y rendre, vous pouvez visionner l'excellent film documentaire réalisé à l'occasion de l'ouverture de la CNHI sur www.histoire-immigration.fr
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